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Antenne sociale pour la culture

Forte de son expérience de 5 années d’accompagnement sociale, l’asbl Feed the culture décide de lancer une étude en 2024-2025 afin de pouvoir réfléchir à l’action sociale globale des Industries Culturelles et Créatives de la région bruxelloise.
En effet, proposer une distribution alimentaire 1 fois par semaine et quelques séances avec un psychologue ne répond absolument pas aux besoins et attentes du secteur tout entier.
Nous le savons : avec les crises successives (covid, Ukraine, crise énergétique, crises politiques), le changement du statut du travailleur·euse des arts, les remaniements budgétaires, les changements de politique culturel et d’enseignement, l’augmentation du coût de la vie, le secteur culturel est à genou.

La culture est intrinsèquement précaire. Vouloir en faire que des indépendant·e·s ou en CDI est illusoire. Le secteur ne fonctionne et ne fonctionnera jamais de cette façon.

Nous lançons une étude en 2 parties (la première du genre) :

  • Partie 1 : étude
    • Benchmark de 85 structures bruxelloises de soutien à destination des ICC (francophones & néerlandophones)
    • Interview individuel de 38 personnes ou structures (syndicat, opérateur·trice culturelle, fédération professionnelle,…)
  • Partie 2 : recommandations

En septembre 2024, un comité de réflexion a été mis en place.
Suite à un appel d’offre, la société Supper l’a remporté.

Le verdict est clair : il n’existe pas de structure destinée aux ICC en région bruxelloise à la fois multilingue, transdisciplinaire, trans-statuts et proposant un lieu physique et virtuel d’action sociale multiservice.

Feed the culture souhaite la mise en place d’une antenne sociale destinée exclusivement aux ICC.
Un lieu physique et virtuel de 2 000 m2 avec des services :

  • D’assistanat social
  • de cabinets pour la santé mentale
  • Distribution alimentaire
  • Assistante juridique et d’accompagnement ; violences au travail et violences sexiste et sexuelles
  • Un café
  • Des formations et évènements
  • Un service d’information : fiches thématiques (accès au chomage, devenir étudiant.e, logement, statuts d’artiste, …) se fédérer et se syndiquer, comment facturer,…
  • Ordinateur, imprimante, scanner et photocopieuse
  • Boite aux lettres de domiciliation
  • Et plein d’autres services et programmes

Le tout en français, néerlandais et anglais pour toutes les disciplines artistiques au sens large (audiovisuel, spectacle vivant, architecture, artisanat d’art, mode, design, jeux vidéo,…) et pour tous les statuts (étudiant·e, employé·e, indépendant·e, chomeur·euse, artiste avec ou sans statut, pensionné·e)

Feed the culture souhaite la création d’un filet de sécurité pour le secteur tout entier.
Bientôt, plus personne ne voudra faire ce métier tellement il est difficile. Nous perdons déjà des talents en nombre.

L’essentiel du secteur des Industries Culturelles et Créatives est précaire.
© Renaud Masson
Le COVID n’a pas épargné les Industries Culturelles et Créatives qui ont été étiqueté de non essentielle.
© Renaud Masson
Les technicien.nes n’ont pas été épargné par les crises successives. Un grand nombre a changé de professions. Il n’existe aucune étude statistique pour le quantifier.
© Renaud Masson
L’étiquette de non essentiel est restée coller sur le front de l’ensemble du secteur des Industries Culturelles et Créatives et restent très difficile à enlever.
© Renaud Masson
Il n’existe pas de services groupés pour soutenir les précaires de la culture dans l’action sociale : pour avoir accès à leurs droits, santé mentale, violence au travail, violences sexistes et sexuelles, … les droits les plus fondamentaux ne sont pas satisfait.
© Renaud Masson
D’autres crises pourront survenir dans les années à venir. Si rien n’est mis en place en amont, plus personne ne voudra travailler dans la culture.
© Renaud Masson
Comment monter un projet culturel et artistique si c’est déjà la survie ? Se loger, manger, accès à ses droits, s’éduquer, se protéger, penser à son bien-être physique et mentale ne sont pas un luxe mais une nécessité.
© Renaud Masson
Feed the culture souhaite donner du temps de cerveau disponible aux travailleur.euses de la culture en les aider à régler leurs problématiques liées à l’action sociale. Tout ce temps qu’iels ne mettent pas à gérer les difficultés administratives, c’est du temps pour créer, danser, écrire, jouer et fabriquer des projets culturels.
© Renaud Masson